Bilan des 6 ans

Que le temps passe vite… Déjà 6 ans se sont écoulés depuis ma sleeve gastrectomie (mai 2013). Suite au conseil de mon médecin général généraliste, j’ai réalisé une Fibroscopie de contrôle la semaine dernière pour vérifier un léger souci de remontées acides.

Suite au rdv avec le médecin gastro-entérologue, j’ai décidé de réaliser l’intervention sans anesthésie générale. Cela génère quelques sensations désagréables, mais cela vaut le coup car l’intervention ne dure que quelques minutes. C’est juste étrange de voir défiler l’intérieur de son estomac sur la télévision de contrôle 🙂 Finalement le bilan est globalement positif à part la mise en évidence d’une béance cardiale (ouverture permanente de la jonction entre œsophage et estomac).

source : https://reflux-gastro-oesophagien.com/causes-du-reflux-gastrique-rgo/

Je dois donc simplement prendre des cachets d’Inexium (IPP) pour éviter les désagréments des remontées acides. Cela ne m’arrive que très rarement, lorsque je mange trop gras ou que je m’allonge trop vite après avoir mangé. Facile à corriger 🙂

Tout va bien donc ! Toujours aucun regret et je continue à conseiller cette magnifique opération.

Bilan des 3 ans sleeve homme

Voilà 3 ans que j’ai subi mon opération de sleeve gastrectomie. Il est temps de vous faire un retour d’expérience. Tout va toujours très bien et ma plus grande satisfaction est que mon poids est très stable. Après une légère prise de poids pendant l’hiver, je me suis durablement stabilisé à environ 90kg pour 1,83m.

Pour fêter ces 3 ans de sleeve, je m’étais fixé un défi sportif à la hauteur de cette immense victoire personnelle. Je me suis inscrit avec des amis à la MB RACE, la course de VTT la plus difficile au monde. Cette épreuve avait lieu le WE dernier et je suis finisher du 70km en un peu plus de 10h d’effort (75km en réalité). Donc pour tous ceux qui se posent la question « est-ce possible de faire du sport intensivement ou de longue durée avec une sleeve », la réponse est un grand OUI ! Je n’ai pas souffert de fringale et j’ai pu m’alimenter comme il le faut avant, pendant et après la course. La pratique sportive régulière reste la clé essentielle de mon succès.

Au niveau de mon alimentation, je continue à suivre scrupuleusement les consignes basiques post sleeve : pas de boisson gazeuse, ne pas boire en mangeant, écouter son corps et stopper la prise d’aliment dès le sentiment de satiété, pas d’aliment type flageolets ou choux, pas de grignotage dans la journée sauf une petite collation vers 10h30 le matin et vers 16h l’après midi… C’est devenu une habitude et je n’y pense même plus. Je dois même réfléchir à ces restrictions pour écrire cette liste 🙂

Au niveau physique, je ne ressens aucune fatigue ou contrainte particulière. J’ai juste de la peau en surplus sur le ventre mais ça ne me gêne pas plus que cela. Donc l’opération ne sera pas pour tout de suite je pense.

Vous l’aurez compris : TOUT VA TRES TRES BIEN !!! Bon courage à toutes les personnes en attente de cette opération fabuleuse.

Le sleeve n’est pas un remède miracle

La SLEEVE n’est pas un remède miracle ! Je vous invite à lire cet article très intéressant sur les dangers de la SLEEVE et notamment les risques de suicide après l’opération.

Pour moi, tout c’est passé à merveille. Mais ce n’est pas le fruit du hasard, même si j’ai sûrement une bonne étoile qui veille sur moi. Le contexte était favorable. Dans ma tête, même obèse à 142kg, je n’étais pas gros. Ancien sportif, ma prise de poids avait été régulière pendant plus de 20 ans, essentiellement à cause de mauvaises habitudes alimentaires. Les 2 RDV avec la psychologue ont donc été assez simples et rapides. Mais la validation de mon opération avait été prise par toute une équipe pluridisciplinaire qui avait évalué mes capacités à subir cette opération dans de bonnes conditions.

Un conseil : ne prenez pas cette opération à la légère et faites vous bien entourer avant et après l’opération.

Bilan des 24 mois

Que de changements en 2 ans ! Tout est passé si vite… J’en oublierais presque d’où je viens et j’ai vraiment du mal à me reconnaître sur des photos prises avant ma sleeve. Il est temps de partager avec vous un rapide état des lieux.

J’ai désormais stabilisé mon poids aux alentours de 88kg depuis 1 an. J’ai conservé un réflexe naturel de me peser chaque matin mais ma balance m’affiche régulièrement le même poids à quelques 500 grammes près, en plus ou en moins selon ma pratique sportive.

Côté sport justement, j’ai réalisé un autre défi sportif en finissant un triathlon longue distance lors des championnats de France à Gravelines en juillet dernier. Après 3km de natation (en 1h pile), j’ai enchaîné 90km en vélo (32km/h de moyenne) pour finir avec beaucoup de difficulté un semi-marathon de 21km en course à pieds (2h30). Je connais désormais ma limite : après 5h30 d’effort, mon corps lâche. Je suis finisher mais j’ai hâte de recommencer l’an prochain avec un meilleur plan d’entraînement pour tenter de finir un IronMan en 2017 (serait-ce mon objectif final ???). La pratique sportive est vraiment une clé de réussite pour la sleeve.

Je continue à respecter à la lettre les principales restrictions alimentaires :

  • pas de boisson gazeuse. C’est finalement très facile à supporter, même par fortes chaleurs en voyant mes enfants boire de grands verres de coca zéro avec des glaçons. Je n’étais pas un grand buveur de bière non plus.
  • pas de plats à base de poireau, flageolets, … pour éviter les désagréments gazeux
  • éviter de boire en mangeant, même si ça m’arrive régulièrement de boire malgré tout quelques gorgées. Le souci c’est que l’estomac est alors trop vite plein et que j’ai faim plus vite quelques heures après. Il vaut mieux se rassasier avec des protéines.
  • pas de grignotage dans la journée. C’était déjà le cas avant et ça reste valable. Dans le cas contraire, la sleeve n’est pas indiquée. Il faut prendre le temps de faire une pause « goûter » vers 16h pour éviter d’avoir trop faim en rentrant le soir après le boulot.
  • arrêter de manger dès la sensation de « plein » dans l’estomac, sous peine de vomir le trop plein. La punition ne tarde pas dans ce cas. Cela m’est déjà arrivé 3 fois en tout en voulant prendre un dessert trop tôt juste après avoir mangé.

Globalement, je garde des réflexes de « gros mangeur ». Je mange trop vite et si je me trouve face à un buffet, je suis tenté de goûter tous les plats et finalement, il y a beaucoup de gâchis. J’ai constamment un véritable « ange gardien » qui veille sur mes quantités lors de mes repas. C’est vraiment fabuleux et sans cela, je serais déjà redevenu obèse, c’est certain.

Voilà les retours que je voulais partager avec vous. Prochaine étape, étudier quand même la suppression du surplus de peau sur le ventre mais ma femme n’est pas d’accord. Cela ne m’a pas vraiment gêné cet été sur la plage. A voir… Prochaines news dans 1 an ou avant s’il se passe un événement intéressant 🙂

Bon courage à tous les futurs opérés de la Sleeve. J’espère que ce blog vous donnera de l’énergie et du courage pour oser passer le cap. Je ne peux pas répondre à tous vos messages sur les conditions pour bénéficier de la sleeve. Il faut vraiment prendre contact avec votre médecin ou votre chirurgien avant tout.