Bilan des 3 mois : -30kg

Voilà 3 mois que l’opération à eu lieu. Bilan : 30kg en moins ! Le changement est impressionnant. Tellement impressionnant que j’ai du modifier toutes les photos de mes profils sur internet (perso et pro) pour qu’on me reconnaisse lorsque j’ai un RDV. J’ai partagé la bonne nouvelle avec tous mes amis sur Facebook et les messages de félicitations ont été unanimes. Je n’ai pas expliqué à tous le « comment » j’en suis arrivé là mais seul le résultat compte.

Côté santé, j’ai effectué une prise de sang très complète la semaine dernière et tout va bien. Le labo m’a prélevé 8 tubes pour être en mesure d’analyser tous les indicateurs demandés par le chirurgien. Ils sont tous au vert : ouf ! Aujourd’hui, j’ai eu mon RDV avec mon chirurgien. Je suis légèrement en avance sur ma cible. Je pèse 112 kg et il fallait que j’atteigne 118 kg. Cible explosée donc !

Je continue à faire le maximum de sport. Je suis allé à la piscine ce midi pour faire mes petites longueurs de 25m de bassin. Résultat : 2,2km en 45 minutes. Dimanche, j’ai roulé près de 45km en un peu plus d’une heure 1/2. Je pète la forme et je recherche actuellement un club sympa pour faire du triathlon 🙂 Avant cela, il faut que je me teste sur la course à pied pour voir si je peux tenir le coup côté articulations et tendons d’Achille.

J’espère que ces nouvelles encourageantes aideront tous ceux qui sont tentés par une sleeve gastrectomie à faire le 1er pas. Ensuite, c’est du bonheur 🙂

Bilan 1 mois après l’opération

Nous sommes le jeudi 25 juillet, soit 1 mois jour pour jour après mon opération. Je pèse ce matin 126kg tout pile : j’ai donc perdu 16kg, soit un tout petit kilo en une semaine 1/2. C’est sûrement un premier effet « palier » (j’ai longtemps pesé 124kg) mais c’est essentiellement lié à la réintégration de certains aliments au fil des jours. L’essentiel est que je continue à maigrir et je ne me décourage pas ! Prochain palier : 123,9Kg pour une IMC à 37 (-18kg).

Côté forme, je me sens très très bien et je n’ai plus aucune douleurs. Je profite bien des journées très ensoleillées et de la piscine auto portée posée dans le jardin 🙂 Je prends mes 40 gouttes de vitamines Hydrosol tous les matin. J’ai remis en marche ma machine respiratoire la nuit pour éviter mes apnées du sommeil car j’avais tendance à redevenir irrité et irritable ces derniers temps. C’est vrai que je dors plus profondément avec cette machine et je me sens plus reposé. Je supporte très bien le nouveau médicament qui traite mon hypertension mais j’ai encore des vertiges si je me lève trop vite d’une position assise. Tout risque de fistule semble écarté et ma température est restée stable à 37,2°c tous les jours. Sinon, je vais enfin pouvoir reprendre quelques activités sportives à commencer par du vélo, calmement bien sûr 🙂

Côté alimentation, j’en termine avec le protocole. J’ai globalement eu du mal à faire la distinction entre la phase « semi-liquide » et la dernière phase « mixée ». J’ai mangé pendant les 20 derniers jours à table avec toute la famille, mais en faisant bien attention de mastiquer énormément et en mangeant très lentement. Je suis assez surpris par les quantités d’aliments qui sont très faibles et je n’ai pas le temps de savourer parfois. En comparaison, j’ai l’impression que mes enfants sont des ogres ! Il va falloir s’habituer… Ma fierté est de n’avoir jamais eu besoin de vomir suite à de trop grandes quantités absorbées alors que la diététicienne m’avait fortement alerté à ce sujet.

Encore 1 semaine 1/2 avant notre départ en vacances. Au programme : une semaine à Avoriaz pour faire de la randonnée en famille puis une semaine à St Raphaël dans le midi pour nager et se reposer. Ce sera donc des vacances assez actives et le poids sur la balance devrait s’en ressentir…

1er bilan J+6 et 1ère victoire

Voilà 6 jours que je me suis fait opérer et c’est déjà l’heure d’un premier bilan. Je pèse 132kg ce matin : j’ai donc perdu 10kg. C’est très encourageant et mon IMC est désormais de 38,99 pour être très précis. J’ai donc quitté définitivement (je n’ai pas peur de l’annoncer) l’obésité morbide pour me situer en obésité sévère : 1ère victoire !

Côté forme, j’ai bien supporté cette semaine de bouillon et café mais j’ai quelques vertiges au lever. Je sens depuis ce matin que mon état de forme diminue pour la 1ère fois et je commence à être fatigué car je ne dors finalement pas beaucoup. Je vais m’imposer une petite sieste dans la journée devant le tour de France 🙂 Je fais 5 à 6 exercices respiratoires par jour comme recommandé par le Kiné.

Côté sensation de faim, c’est assez bluffant car, mis à part quelques envies lorsque je vois mes enfants goûter ou quand je regarde toutes ces foutues pub et émissions tv de bouffe, je n’ai pas vraiment faim. J’ai plus une sensation de « vide » arrivé à l’heure des bouillons (12h / 16h / 18h) et mon corps me réclame un minimum d’apport. Ma femme m’a fait des bouillons de compétition et finalement, je me régale avec. J’arrive à boire 1/2 bol environ à chaque prise et je ne force pas. Je n’ai aucun souci pour avaler de bonnes gorgées donc je suis très satisfait du travail de mon chirurgien.

Demain, j’ajoute les biscottes et les yaourts nature 0% : youpi !!!

Mon tableau de marche :

bilan1-3juillet2013

Le bilan bariatrique

Le bilan bariatrique est une étape incontournable pour valider l’opération. De mon côté, je l’ai pris comme un grand bilan de santé. Avant ce bilan, je ne savais pas encore si je voulais me faire opérer ou pas. Ce bilan m’a aidé à prendre ma décision suite aux résultats.

J’ai eu la chance de bénéficier d’un environnement parfait à l’hôpital. Tous les spécialistes étaient réunis en un même lieu et les RDV se sont succédés durant 3 jours. Je suis arrivé un mercredi après midi, un peu fébrile avec ma femme. Nous avons été accueillis par un une personne formidable qui nous a guidé et rassuré tout au long de ces 3 jours. Nous étions 8 personnes lors de ce bilan, 6 femmes et 2 hommes.

Après une première pesée et prise de tension, j’ai été équipé dès la 1ère nuit avec un appareil de mesure de l’apnée du sommeil. Après un repas frugal, je me couche vers 23h, pas très serein…

Le lendemain, c’est le grand jour de la fibroscopie. Aïe, aïe, aïe… Moi qui n’ai jamais subit d’opération ni d’anesthésie générale. Elle est prévue pour la fin de matinée mais avant cela, j’ai droit à une échographie des mes reins, de mon foie, de ma vésicule biliaire, de mon pancréas et de ma rate ainsi qu’une radiographie de mes poumons. Mais le tout est réalisé en moins d’une heure ! Bilan : RAS.

Je remonte dans ma chambre et aussitôt, une infirmière surgit pour me faire une prise de sang complète. Elle me prélève pas moins de 7 tubes 🙂

En fin de matinée, je rencontre le pneumologue qui procède à l’analyse du sommeil de ma courte nuit agitée avec tous ces fils qui m’ont gênés. Il me fait passer des tests de souffle et il prélève un peu de sang dans une artère de mon poignet en manipulant une micro aiguille avec beaucoup d’agilité. Après un bon 1/4 h d’analyse, le résultat est sans appel : les poumons vont très bien mais je fais 17 apnées par heure en moyenne. Là, je prend un coup sur la tête car je ne m’y attendais pas du tout ! Je retourne dans ma chambre et c’est l’électrochoc que j’attendais. Je n’ai plus le choix et je met clairement sans santé en danger. Je continue de cogiter en prenant ma fameuse douche à la bétadine et en enfilant ma magnifique blouse bleue.

Une infirmière vient me donner un liquide peu ragoutant à garder sous la langue pendant quelques minutes (calmant) puis la diététicienne me rend visite alors que je suis encore troublé du résultat précédent, totalement nu sous ma légère blouse. Je ne suis vraiment pas à l’aise et après un rapide échange, je suis amené au bloc. Et là, tout va très vite. Le temps de dire bonjour au spécialiste et de confirmer l’objet de l’analyse (la fibroscopie), de se retourner sur une épaule pour me poser de tout mon poids dessus, de placer dans ma bouche un embout en plastique et de me dire que je vois sur un écran les images de la caméra endoscopique, la lumière s’éteint brutalement et se rallume aussitôt. Pourtant, 20 minutes se sont écoulées entre 2 : lol ! Je me réveille aussi vite que je m’étais endormi. Plus de peur que de mal finalement et me voilà rassuré. Le plus dur est fait. Bilan : une très légère œsophagite de niveau 1. Voilà qui explique mes brûlures d’estomac de ces derniers temps mais rien d’alarmant si de bloquant. Le chirurgien m’expliquera plus tard lors du RDV de debrief qu’une œsophagite de niveau 2 ou 3 aurait imposé un by-pass : ouf !

Vers 13h, nous avons droit à un petit déjeuner (café, pain…). L’après midi, c’est au tour du cardiologue qui réalise un électrocardiogramme. Puis j’ai droit à un doppler du cou et des jambes. L’endocrinologue vient analyser les résultat de la prise de sang et me poser quelques questions. Elle ne me croit pas que je pèse plus de 140kg 🙂 Mais le bilan est positif : RAS.

Le dernier jour, nous passons petit test d’effort physique et nous avons la chance d’échanger tous ensemble autours d’un repas commun à midi. Nous rencontrons également une jeune femme qui a été opérée 3 jours plus tôt. Elle est en pleine forme et ça me rassure de plus en plus. Le dernier élément qui finit de me rassurer, j’apprend que mon chirurgien a une excellente réputation et qu’après plus de 500 opérations, il n’a eu que 3 cas de fistule. Il y a 2 raisons essentielles :

  • le protocole pré et post opératoire
  • le surjet réalisé par le chirurgien en complément des agrafes

Me voilà pleinement rassuré et tout est très clair dans ma tête : GO ! GO ! GO !