Le bilan bariatrique

Le bilan bariatrique est une étape incontournable pour valider l’opération. De mon côté, je l’ai pris comme un grand bilan de santé. Avant ce bilan, je ne savais pas encore si je voulais me faire opérer ou pas. Ce bilan m’a aidé à prendre ma décision suite aux résultats.

J’ai eu la chance de bénéficier d’un environnement parfait à l’hôpital. Tous les spécialistes étaient réunis en un même lieu et les RDV se sont succédés durant 3 jours. Je suis arrivé un mercredi après midi, un peu fébrile avec ma femme. Nous avons été accueillis par un une personne formidable qui nous a guidé et rassuré tout au long de ces 3 jours. Nous étions 8 personnes lors de ce bilan, 6 femmes et 2 hommes.

Après une première pesée et prise de tension, j’ai été équipé dès la 1ère nuit avec un appareil de mesure de l’apnée du sommeil. Après un repas frugal, je me couche vers 23h, pas très serein…

Le lendemain, c’est le grand jour de la fibroscopie. Aïe, aïe, aïe… Moi qui n’ai jamais subit d’opération ni d’anesthésie générale. Elle est prévue pour la fin de matinée mais avant cela, j’ai droit à une échographie des mes reins, de mon foie, de ma vésicule biliaire, de mon pancréas et de ma rate ainsi qu’une radiographie de mes poumons. Mais le tout est réalisé en moins d’une heure ! Bilan : RAS.

Je remonte dans ma chambre et aussitôt, une infirmière surgit pour me faire une prise de sang complète. Elle me prélève pas moins de 7 tubes 🙂

En fin de matinée, je rencontre le pneumologue qui procède à l’analyse du sommeil de ma courte nuit agitée avec tous ces fils qui m’ont gênés. Il me fait passer des tests de souffle et il prélève un peu de sang dans une artère de mon poignet en manipulant une micro aiguille avec beaucoup d’agilité. Après un bon 1/4 h d’analyse, le résultat est sans appel : les poumons vont très bien mais je fais 17 apnées par heure en moyenne. Là, je prend un coup sur la tête car je ne m’y attendais pas du tout ! Je retourne dans ma chambre et c’est l’électrochoc que j’attendais. Je n’ai plus le choix et je met clairement sans santé en danger. Je continue de cogiter en prenant ma fameuse douche à la bétadine et en enfilant ma magnifique blouse bleue.

Une infirmière vient me donner un liquide peu ragoutant à garder sous la langue pendant quelques minutes (calmant) puis la diététicienne me rend visite alors que je suis encore troublé du résultat précédent, totalement nu sous ma légère blouse. Je ne suis vraiment pas à l’aise et après un rapide échange, je suis amené au bloc. Et là, tout va très vite. Le temps de dire bonjour au spécialiste et de confirmer l’objet de l’analyse (la fibroscopie), de se retourner sur une épaule pour me poser de tout mon poids dessus, de placer dans ma bouche un embout en plastique et de me dire que je vois sur un écran les images de la caméra endoscopique, la lumière s’éteint brutalement et se rallume aussitôt. Pourtant, 20 minutes se sont écoulées entre 2 : lol ! Je me réveille aussi vite que je m’étais endormi. Plus de peur que de mal finalement et me voilà rassuré. Le plus dur est fait. Bilan : une très légère œsophagite de niveau 1. Voilà qui explique mes brûlures d’estomac de ces derniers temps mais rien d’alarmant si de bloquant. Le chirurgien m’expliquera plus tard lors du RDV de debrief qu’une œsophagite de niveau 2 ou 3 aurait imposé un by-pass : ouf !

Vers 13h, nous avons droit à un petit déjeuner (café, pain…). L’après midi, c’est au tour du cardiologue qui réalise un électrocardiogramme. Puis j’ai droit à un doppler du cou et des jambes. L’endocrinologue vient analyser les résultat de la prise de sang et me poser quelques questions. Elle ne me croit pas que je pèse plus de 140kg 🙂 Mais le bilan est positif : RAS.

Le dernier jour, nous passons petit test d’effort physique et nous avons la chance d’échanger tous ensemble autours d’un repas commun à midi. Nous rencontrons également une jeune femme qui a été opérée 3 jours plus tôt. Elle est en pleine forme et ça me rassure de plus en plus. Le dernier élément qui finit de me rassurer, j’apprend que mon chirurgien a une excellente réputation et qu’après plus de 500 opérations, il n’a eu que 3 cas de fistule. Il y a 2 raisons essentielles :

  • le protocole pré et post opératoire
  • le surjet réalisé par le chirurgien en complément des agrafes

Me voilà pleinement rassuré et tout est très clair dans ma tête : GO ! GO ! GO !

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